RAPPORT ANNUEL 2012-2013

ENTRE MARTEAU ET ENCLUME – SOINS ET GARDE DES ENFANTS AYANT D’IMPORTANTS BESOINS PARTICULIERS – MINISTÈRE DES SERVICES À L’ENFANCE ET À LA JEUNESSE

Dans son rapport de 2005, Entre marteau et enclume, l’Ombudsman a révélé le problème alarmant de parents qui se voyaient contraints de céder la garde de leurs enfants ayant d’importants besoins particuliers à des sociétés d’aide à l’enfance (SAE), afin d’obtenir les soins requis. Cette année-là, et plusieurs fois depuis, le gouvernement s’est engagé à prendre des mesures pour que ce problème ne se reproduise plus. Pourtant, des parents continuent de se plaindre qu’ils ont été poussés à faire ce choix déchirant. En 2012-2013, deux cas de ce genre se sont produits.

Dans le premier cas, un intervenant social d’une SAE a dit au père d’un jeune garçon de 11 ans atteint d’une maladie génétique rare, d’autisme et de graves troubles du comportement qu’il devrait confier son fils à la SAE s’il voulait obtenir le financement de son placement dans un programme de traitement en résidence. Ce jeune garçon, qui avait l’âge mental d’un enfant de six ans, avait été hospitalisé après avoir causé trois incendies. Le père, célibataire, a expliqué que l’employé de la SAE lui avait recommandé de demander de l’aide au Bureau de l’Ombudsman. Le personnel de l’Ombudsman a signalé ce cas aux dirigeants du ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse. Ceux-ci ont donné des directives à l’organisme local de coordination des services; des fonds ont été alloués et un placement en foyer de groupe a été trouvé pour le jeune garçon.

Dans le deuxième cas, un employé d’un organisme local de coordination des services a dit à la mère d’un jeune garçon de neuf ans que sa seule option était de signer un accord de garde temporaire avec la SAE locale pour obtenir les fonds requis afin de le placer dans un foyer de groupe, ou pour qu’elle puisse de son côté bénéficier de soins de relève en fin de semaine. Cette mère ne voulait pas placer son fils en foyer de groupe, mais en l’absence de services de soutien, il était devenu agressif et impossible à gérer à la maison. Le personnel de l’Ombudsman a confirmé que ce cas ne relevait pas de la protection de l’enfance et il a parlé à l’organisme de services du message que celui-ci communiquait ainsi aux parents. Peu après, des services ont été obtenus pour la famille, avec des soins de relève pour la mère, une thérapie familiale et un placement en classe spéciale pour le jeune garçon.

Le personnel de l’Ombudsman continue de surveiller de près ce problème. Les plaintes similaires sont directement signalées aux hauts dirigeants du Ministère.