Bonjour, Hello et Bouzhou – je suis heureux d’être de retour à la conférence de ROMA.
J’apprécie toujours le temps que je passe à vos conférences, car cela me donne l’occasion de rencontrer directement bon nombre d’entre vous.
C’est de loin la meilleure façon d’entendre vos préoccupations et de démystifier mon rôle.
C’est un privilège tout particulier d’être ici alors que nous soulignons les 10 ans de la surveillance municipale par mon Bureau. En fait, c’est exactement il y a dix ans, sur cette même scène, que nous avons fait notre toute première présentation à une conférence municipale.
À l’époque, notre message était clair :
- Que nous étions impatient(e)s de travailler avec vous sur les enjeux municipaux.
- Que nous avions hâte d’établir des relations productives avec les parties prenantes.
- Que notre approche consisterait à résoudre les plaintes au niveau le plus local possible, et à prévenir proactivement les plaintes grâce à l’éducation et au dialogue.
Dix ans plus tard, j’espère que vous conviendrez que nous avons tenu parole.
Au cours de ces dix années, nous avons traité plus de 30 000 plaintes et demandes de renseignements liées aux municipalités partout dans la province. La demande pour nos services demeure constante et continue de croître – nous avons atteint un nouveau record de plus de 3 800 dossiers au dernier exercice, et nous sommes déjà en voie de dépasser ce chiffre cette année.
Mais ces chiffres ne racontent qu’une partie de l’histoire. Sur ces 30 000 dossiers municipaux traités depuis 2016, savez vous combien ont mené à une enquête formelle?
Six. Exactement. Six sur 30 000.
Et cela s’explique par notre façon de favoriser les relations productives avec les municipalités, de résoudre les plaintes au niveau le plus local possible et de prévenir les enjeux grâce à l’éducation et au dialogue.
Les retombées de notre travail se traduisent par des résultats concrets et durables pour des centaines de milliers de vos résident(e)s, grâce à une résolution collaborative et constructive des enjeux.
En termes simples, notre proposition de valeur est la suivante : nous vous aidons à accomplir votre travail important et exigeant.
Pour les résident(e)s, nous sommes un lieu sûr et accessible pour exprimer leurs préoccupations.
Pour les conseils municipaux et le personnel, nous sommes une ressource neutre et apolitique pour signaler des enjeux systémiques, proposer des solutions pratiques ou valider vos actions lorsque vous faites les choses correctement. Nous reconnaissons même les pratiques exemplaires grâce aux nouveaux Prix de bonne gouvernance que nous avons lancés l’an dernier. J’ai eu le plaisir de remettre le tout premier prix municipal à la Ville de Hamilton, pour avoir éliminé les frais de 100 $ exigés pour déposer une plainte auprès de son commissaire à l’intégrité.
Depuis le début, notre objectif n’a jamais été de « nommer, blâmer ou faire honte », mais plutôt de trouver des solutions ensemble, lorsque cela est possible.
Nous validons ce que vous avez fait ou offrons des commentaires constructifs et des pratiques exemplaires pour améliorer les services. Lorsque nous proposons des mesures correctives — qu’elles découlent d’une enquête ou, plus souvent, du partage de pratiques exemplaires ou de recommandations à la province pour des modifications législatives — les avantages dépassent largement la municipalité concernée.
Nos constats, recommandations et ressources sont accessibles à tou(te)s. Cela comprend nos guides pour l’embauche de commissaires à l’intégrité, l’élaboration de codes de conduite, nos fiches conseils sur les processus de plainte ou les politiques d’interdiction d’accès, ainsi que notre populaire Guide des réunions ouvertes et notre Recueil des cas de réunions publiques — utiles même si vous n’utilisez pas notre Bureau comme enquêteur des réunions à huis clos.
Nous sommes heureux(euses) d’être un point de référence — entièrement indépendant du gouvernement — vers lequel vous pouvez vous tourner pour poser des questions ou obtenir des conseils. Nous constituons une ressource extrêmement précieuse pour les municipalités.
Cette dernière année, lorsque les Conseils de services locaux sont devenus assujettis aux règles des réunions publiques, nous avons organisé des webinaires pour les aider à comprendre leurs obligations en matière de transparence. Nous savons, pour avoir travaillé avec beaucoup d’entre vous au fil des ans, que les petites communautés isolées font souvent face à des défis uniques en matière de gouvernance locale — et nous sommes là pour aider.
Plus encore, nous assurons la sauvegarde des droits des Ontariens et des Ontariennes : y compris le droit de porter plainte, d’observer le gouvernement en action et de s’attendre à une administration responsable — où que vous viviez.
Je me rends compte que beaucoup de gens comprennent mal le rôle de l’Ombudsman, en imaginant qu’il s’agit d’un agent d’exécution, comme un policier. J’aime plutôt expliquer qu’un Ombudsman ressemble davantage à un médecin.
Lorsqu’elles examinent une plainte, mes équipes analysent les enjeux, évaluent la situation, puis rendent compte de l’« état de santé » général de l’organisme. C’est soit un bilan positif, soit — au besoin — des recommandations d’amélioration.
C’est ensuite au(à la) « patient(e) » de décider s’il(elle) mettra en œuvre les recommandations. Mais je suis heureux de dire que, dans l’immense majorité des cas, il(elle) le fait — ce qui constitue une triple victoire : pour l’organisme, pour le(la) plaignant(e), et pour nous.
Merci de votre attention, et de votre collaboration et rétroaction au cours des dix dernières années. Je suis convaincu que la démocratie locale est plus solide grâce à tous ces efforts.
Merci à vous toutes et tous, et Migwetch.