Énoncé de l'Ombudsman : Regard sur 2019 et nos priorités pour 2020

Énoncé de l'Ombudsman : Regard sur 2019 et nos priorités pour 2020

décembre 30, 2019

30 décembre 2019

Au sein de toutes nos unités, nous nous efforçons de promouvoir l’équité, la transparence et l’excellence du service à la clientèle – non seulement dans les organismes publics placés sous notre surveillance, mais aussi dans tout notre travail.

Alors que 2019 prend fin, et que nous allons entamer une nouvelle décennie, le moment est bien choisi pour se pencher sur les changements historiques apportés récemment au Bureau de l’Ombudsman, et pour discuter de nos priorités pour 2020.

En 2019, la surveillance de l’Ombudsman a été étendue pour la première fois dans l'histoire de l'Ontario aux services de protection de l'enfance et aux services en français. À la suite de l’ajout de ces nouveaux secteurs à notre mandat, nous avons travaillé de sorte à conjuguer nos techniques éprouvées de règlement des plaintes et d’enquête au savoir-faire expert du personnel qui s’est joint à notre équipe, venant des anciens bureaux de l’Intervenant en faveur des enfants et des jeunes et du Commissaire aux services en français.

Au sein de toutes nos unités, nous nous efforçons de promouvoir l’équité, la transparence et l’excellence du service à la clientèle – non seulement dans les organismes publics placés sous notre surveillance, mais aussi dans tout notre travail.

Au cours de l’an passé, dans ces deux nouveaux secteurs tout comme dans notre travail avec les organismes du gouvernement provincial, les municipalités, les universités et les conseils scolaires, nous avons aussi veillé à faire respecter les droits des personnes vulnérables et à faire entendre leurs voix. Les personnes que nous avons aidées étaient aux prises avec des problèmes administratifs dans de très divers types d’organismes, qu’il s’agisse de jeunes pris en charge, de détenus autochtones ou transgenres dans les établissements correctionnels, de familles cherchant à obtenir des services pour leurs proches atteints de déficience intellectuelle, ou de francophones qui souhaitaient avoir accès aux services publics dans leur langue.

Nous avons aussi promu les principes démocratiques de transparence et de responsabilisation sur le plan local dans plus de 12 enquêtes sur des réunions municipales à huis clos, dans une enquête approfondie sur le processus d’embauche fort injuste d’un directeur général dans la Région de Niagara, et dans l’examen d’une fermeture controversée d’école à North Bay. Et nous sommes parvenus à faire le tout alors que nous répondions à une forte hausse des plaintes, de 30 %, durant l’année financière 2018-2019 par rapport à l’année précédente.

Diriger ce Bureau durant cette période clé a posé un défi, mais a aussi été un immense privilège – tout comme l’a été la possibilité d’élargir les services de l’Ombudsman à des domaines où nous ne sommes peut-être encore pas bien connus. L‘an prochain, alors que nous continuerons de faire connaître les améliorations apportées grâce à notre travail dans tout un éventail de services publics, notre objectif est d’aider les Ontariennes et les Ontariens dans plus de communautés et de milieux de vie encore, entre autres dans le Nord et dans les communautés autochtones.

Comme je l’ai souligné dans mon Rapport annuel en juin, l’une de mes priorités a été d’entrer en rapport avec les dirigeants et les membres des communautés autochtones pour évaluer les relations entre les institutions provinciales et les Autochtones et pour déterminer le rôle que mon Bureau peut jouer dans la réconciliation. Nous continuerons de rechercher la rétroaction et le dialogue en 2020. Au cours des deux derniers mois, j’ai eu l’occasion de prendre la parole à l’Indigenous Child and Family Well-Being Conference sur le territoire de la Première Nation de Rama, et de rencontrer le Grand Chef Alvin Fiddler de la Nation Nishnawbe Aski, à Thunder Bay. Je me ferai une joie d’en apprendre plus dans ce domaine lors de futures discussions, tandis que mon Bureau élabore son Plan d’action autochtone.

Au Bureau, nous continuerons de nous concentrer sur l’aide à apporter aux Ontariennes et aux Ontariens qui ne savent plus vers qui se tourner, qui ont besoin de nos connaissances expertes pour régler des problèmes systémiques au sein de l’administration gouvernementale, naviguer dans des systèmes complexes et injustes, et nous ferons en sorte que les services publics fonctionnent mieux.

Bien sûr, rien de tout cela ne peut arriver sans le travail ardu de notre personnel, passionné et motivé. Je suis infiniment reconnaissant à notre équipe de son dynamisme et de son enthousiasme, qui sont pour moi des sources d’inspiration, surtout après une année aussi mouvementée.

Sur cette note, je tiens également à souligner le travail d’un membre clé de cette équipe, Gareth Jones, directeur fondateur de notre Équipe d’intervention spéciale de l’Ombudsman, qui a dirigé toutes nos enquêtes systémiques depuis 2005 et qui prendra sa retraite en janvier 2020. La vaste expérience de Gareth, non seulement en matière d’enquêtes mais aussi dans les rapports avec l’administration, a aidé notre Bureau à acquérir sa réputation internationale d’excellence. Ses connaissances, alliées à sa réflexion stratégique et à son style de leadership, lui ont valu le respect et la crédibilité dont il jouit dans notre équipe et dans le monde. Bientôt, nous entreprendrons une recherche pour succéder à ce détective hors pair.

Enfin et surtout, je sais que le public a un vif intérêt pour notre recrutement d’un nouveau Commissaire aux services en français, qui sera chargé de diriger notre Unité des services en français et de promouvoir les droits linguistiques des Franco-Ontariens. Ce processus est presque terminé, et j’aurai le plaisir d’annoncer la nomination du nouveau Commissaire en janvier.

Paul Dubé
Ombudsman de l'Ontario